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mardi 1 janvier 2013

Frein vapeur

Le mauvais temps et la fatigue auront eu raison de nous : le toit n'est toujours pas isolé !
Voici donc quelques photos de l'avancée des travaux et pour commencer, de l'eau sur le terrain. Nous ne sommes pas en zone inondable, rassurons-nous ! Mais le terrain ayant été rudoyé et mis à nu, le chemin rehaussé, l'eau ne peut plus s'écouler... inévitablement, elle stagne :


Avec ce temps de chien, autant dire que le séchage de la dalle et des cloisons est plus que compromis...! Nous avons essayé la technique du propulseur de chaleur que voici :


afin d'aider un peu tout ça... Cela n'aura pas fait de mal, mais cela n'aura pas non plus fait de miracle !
Nous en aurons néanmoins profité pour réaliser l'agrandissement de l'espace sous chevrons : travail effectué à environ 35°C sur l'échelle... !


Sous les chevrons de charpente nous avons vissé les petits chevrons (en jaune sur la photo) d'une épaisseur de 4,4cm. Le plafond suivra donc ce schéma : rampant dans un premier temps, et plat au niveau de la faîtière. Ceci pour la simple raison que l'air chaud suivant une courbe ascendante, il fallait un peu lui barrer la route afin qu'il reste plus longtemps dans la pièce avant d'aller se fourrer juste sous la faîtière ! Cet espace est donc davantage isolé (environ 45cm de ouate, sachant qu'il y a là beaucoup de bois : la faîtière et tous les chevrons) et rendu droit grâce aux petits chevrons. 
Nous avons poursuivi avec la pose du frein vapeur (je ne m'étends pas là-dessus car il existe de nombreux sites et blogs expliquant comment procéder), agrafé tous les 5cm... 
Aujourd'hui nous avons commencé à appliquer le scotch destiné à boucher tous les trous et maintenir ensemble les zones de recouvrement.
Autant dire tout de suite que cet étape du chantier est sacrément barbante et pénible... dans l'absolu, c'est chose simple, mais avec une maison comme la nôtre, c'est chose lourdingue ! Aucun angle droit, murs en terre et cloisons en béton de paille sur lesquels ni le scotch ni le "super mastic" d'étanchéité n'adhèrent... on se fait très bien à l'idée que notre petite maison aura bon nombre de petits ponts thermiques !!
Une bonne nouvelle: le poêle, en arrêt depuis bien trois semaines, a aujourd'hui démarré et tiré comme il se doit- pourvu que ça dure !



Alors nous allons doucement, pour ne pas prendre tout ça en grippe...et puis parce que, de toute façon, on a le temps !
Nous envisageons l'emménagement pour l'été, si le ciel nous réserve un beau printemps...croisons les doigts !
D'ici là...lectures, ballades, peinture, écriture, qui sait...la vie reprend son cours et c'est sacrément chouette !

mardi 11 décembre 2012

Horaires d'hiver...

Avec quelques mésaventures, le mois de décembre est arrivé et nous commençons enfin (il est grand temps) l'isolation du toit.
La première déconvenue fut de découvrir des bouts de cloisons par terre après une belle journée de congé durement gagnée soldant le compte de l'étape "cloison" ! Nous pensions en avoir fini... mais non ! Rien de très grave, il vallait mieux que cela arrive maintenant, mais avouons tout de même que cela nous a largement contrarié ! L'affaire est maintenant résolue (pour éviter cela, il suffirait sans doute de bâcher les planches servant à coffrer car à la longue, elles se gorgent d'eau et le mortier y adhère très fortement... du coup, le décoffrage fragilise l'édifice) : un tour d'horizon de la maison où l'on pourra deviner quel a été le second problème...

l'atelier vu du coin jouxtant la chambre

vue de l'entrée de l'atelier, donnant sur le couloir

atelier, vue du tuyau de poêle courant entre lui et la chambre

couloir : vue depuis l'entrée de l'atelier (le poteau gêne, c'est vrai!)
Ce poteau ! mal placé au moment du montage de la charpente... hé! bien, c'est comme ça ! Et on peut tout de même passer, c'est le principal !

tentative de montrer la salle d'eau...
Le bout de cloison qui reste à faire est celui où arrivera l'eau... encastrée dedans donc...

au bout du couloir, à côté de la chambre : les toilettes sèches

la chambre depuis son entrée

l'entrée de la chambre (difficile de photographier un petit espace...)
On pourra voir que le tuyau du chauffage passe dans le couloir puis dans la chambre (vois ci-dessus, dans la placard) et enfin dans l'atelier. Lorsqu'il fonctionnera bien, la chaleur devrait se diffuser partout - on l'espère !

l'entrée de la maison et son placard

la pièce principale vue depuis mon bureau

idem - vue depuis la baie vitrée

la cuisine ; dans l'ombre, l'accès au couloir
pour aider à visualiser : le plan au sol !


La seconde déconvenue concernait - et concerne encore - le poêle. Par temps très froid, le rocket ne tirait plus... ce qui est un dysfonctionnement un peu majeur pour un poêle ! Après une longue discussion sur le forum d'écologie-pratique (la discussion s'intitule "dysfonction [mauvais tirage par temps froid]", pour ceux que cela intéresse) nous avons entrepris d'isoler de manière tout à fait non conventionnelle la cheminée externe et voici ce que cela donne : 

le coffrage en bac acier sans nervure
Les ferrailleurs nous ont plié en trois les morceaux de tôle afin que l'on puisse réaliser le coffrage à  l'aide de rivets, tout simplement !

Guy, venu nous aider à lever et arrimer tout ça aux murs !

Une trouvaille de Guy : des cales pour que le tuyau ne bouge pas dans son coffrage !


le coffrage en place, rempli de perlite

l'accès au tampon afin de pouvoir vider les eaux de condensation

Normalement, tout cela devrait bien fonctionner maintenant. Mais le taux d'humidité de la maison est tel que la condensation s'en donne à coeur joie ! Et tout le monde le sait, l'eau et le feu ne font pas bon ménage... Qui plus est, il est bien difficile de maintenir les tuyaux relativement chauds alors que nous n'allons sur le chantier que l'après-midi... Quand tout cela sera sec, on nous prédit un super rendement... On croise les doigts et en attendant, on se les caille !
Le dernier problème de ce chantier c'est bel et bien l'humidité. A cette saison, inutile de dire que la dalle ne sèche pas et que la maison en porte les traces : de la moisissure sur le dessous des pare-pluie, sur la dalle... Bref, on est en train de se dire qu'il va peut-être falloir louer un générateur de chaleur, histoire de donner un peu de vent chaud à tout ça ! Et on espère surtout que le super sèche cheveux sera efficace, non pas pour emménager plus vite (car on se fait à l'idée d'attendre l'été prochain) mais surtout pour assainir les lieux...
Affaire à suivre...

Voilà pour les actualités de Bazouges en terre...! 
Chantier décembre : isolation toiture.
Il faut augmenter l'espace sous chevrons avec d'autres chevrons plus petits afin d'avoir au moins 24cm de ouate ; poser les frein-vapeur (agraffes, skotch et colle - avec nos murs courbes en terre, ça va pas être une mince affaire...) : litonner et insuffler la ouate.
Après, on aura une bonne boîte !



jeudi 15 novembre 2012

Rocket : il fait bon à la maison !

Après quelques modifications pour améliorer le tirage (ça fumait dans la maison - il a fallu excentrer le baril pour augmenter le passage des fumées vers le cendrier), la construction du monstre continue doucement.
Julien le maçonne pendant que je termine les cloisons... dans une maison où il fait une température bien agréable : ça marche du tonnerre ce rocket stove (la prochaine étape est l'isolation de la toiture qui changera encore la donne...) ! C'est un peu de travail, mais cela vaut le coup à tous les niveaux : chaleur douce, homogène, bien distribuée dans la maison grâce au banc de chauffage ; très faible quantité de bois brûlée ; pollution quasi nulle ; et enfin, très peu cher comparativement à un poêle de masse du commerce (1000euros pour nous - avec achat du béton cellulaire, des 60 briques réfractaires, de l'isolant, des tuyaux -15m de long avec le dehors- et de leurs coudes, Tés et manchons). 
En images : 

ça tire comme il faut et la combustion verticale est au poil...

...puisqu'on ne voit aucune fumée !

on peut maintenant faire notre thé in situ (il faudra tout de même s'acheter une vraie bouilloire !)

la future banquette chauffante du salon, avec le passage dans la cloison vers le reste de la maison

un exemple de l'avantage de la combustion verticale : pas de recoupe du bois !


la maçonnerie sèche, l'eau s'évapore



la sortie vers l'extérieur, entourée de béton cellulaire pour l'isolation

fin de journée : la banquette s'étoffe


Quant aux cloisons, elles avancent elles aussi et on espère qu'elles seront achevées à la fin du mois... 
Ensuite : isolation du toit, mortier sur la partie paille, enduits sur tous les murs et cloisons, plomberie et fin de l'électricité... et enfin, les finitions du sol !
On en a davantage derrière nous que devant !

2016 

lundi 5 novembre 2012

Le rocket sous toutes les coutures

Des photos assez précises afin de bien voir le canal de circulation des fumées entre le conteneur d'isolant et le baril, le calage du baril avec des briques afin d'avoir les 5cm nécessaires à la fois au bon tirage et à la possibilité d'utiliser le dessus du baril comme plaque chauffante, la liaison baril-banc de stockage avec son grand cendrier : 














2016